Politique nationale

Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 00:05

undefined A propos du « spleen des Français » et de « la baisse de la Française des jeux ».

Ma réaction à propos de l’enquête « Société » parue dans mon journal local ce jour, l’Yonne Républicaine pour ne pas le citer, et qui titre « les ménages ont le spleen ». Suit un article où le journaliste fait la démonstration que depuis 1987, date de la création de l’enquête sur laquelle s’appuie Alexander Law, jamais le moral des « troupes » n’avait été aussi bas. « Même en 1993, renchérit Alexander Law du cabinet Xerfi, dernière année de récession en France, on n’avait pas sombré dans une telle sinistrose. Les ménages sentent bien que les mois qui viennent seront particulièrement éprouvants » Ce monsieur poursuit en écrivant que « la consommation des ménages est le moteur indispensable de la croissance française. Ce moteur est aujourd’hui sérieusement grippé ». Je vous laisse lire la suite si vous le désirez.
Que répondre à un Gouvernement qui nous a affirmé que « promis, juré » il serait celui du pouvoir d’achat et que si nous « travaillions plus, nous gagnerions plus » alors que quelques temps plus tard le président omniprésent de ce gouvernement nous révélait, avec son air désolé, que « les caisses de l’Etat étaient vides » et que pour gagner plus, il allait falloir repasser plus tard ! Quand les commerçants vont faire le bilan des soldes de janvier/février je suis sure, pour en avoir parlé avec bon nombre, qu’ils avanceront des chiffres négatifs voire très à la baisse. Dans une ville comme Tonnerre, cette dégradation du pouvoir d’achat est très sensible et se répercute très vite sur les commerces du centre ville et même des grandes surfaces.

Ceci m’amène à ma deuxième interrogation, parue ce même jour dans le même journal : Le chiffre d’affaires de la Française des jeux ! Qui n'est jamais allé acheter des cigarettes, des timbres, son journal ou boire un verre au café sans s’étonner du nombre de personnes qui achetaient des « gratteux1 » ou autres jeux de cette Française des jeux dont le rôle est de faire rêver et de faire sortir des porte-monnaies ce qui a été donné par l’aide sociale ou acquis par le salaire ou autres rémunérations. De 1997 à 2006, le chiffre d’affaires en milliards d’euros n’a fait qu’augmenter : de 5,2 il est passé à 9,4. En 2007, baisse de 1,8 % ! Ce monopôle d’Etat délégué à des casinos (l’augmentation du nombre de leur ouverture a été la première décision prise par notre omniprésident au lendemain de son élection – info Canard enchaîné) et à la Française des jeux et au PMU semble lui aussi être touché par la réalité : les Français qui le peuvent font ce que A. Law appelle une « épargne de précaution » : « il est plus que probable que les Français sont en train de se reconstituer une épargne de précaution pour se préserver des mauvais jours » les autres se restreignent, regardent à la dépense et, ce qui me semble plus grave, se renferment sur eux-mêmes, s’excluent en se sentant coupable et se mettent en « mode survie ».
Même si cette réalité est perceptible et concrète pour ceux qui la vivent au quotidien (familles, personnes âgées, jeunes, familles monoparentales, chômeurs, Rmistes…) j’ai peur qu’elle n’atteigne ni ne touche les décideurs, élus, Président, ministres qui vivent dans une autre réalité, un autre Monde. Ce qu’il faut ? Le RENOUVEAU. C’est ce pour quoi je me bats et ce que je veux proposer en me présentant aux élections cantonales !

1 Gratteux : mot québécois pour désigner un ticket de jeu que l’on gratte

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 00:51

Retour sur la Loi qui prévoit « une rétention de sécurité », proposée par Rachida Dati, contre laquelle je vous ai invités à vous mobiliser.

Qui va arrêter cette escalade de la violence ? Qui va stopper cette course au « toujours plus de répression, toujours plus d’enfermement » de ce gouvernement qui, sous prétexte de sécurité, renforce l’arsenal répressif d’une façon abusive? Visiblement pas les avocats, les magistrats, les défenseurs des droits de l’Homme (comme vous avez pu le voir en signant la pétition), pas plus que les députés UMP qui, pour certains n’ont fait que durcir la loi en y apportant des amendements plus contraignants et qui touchent un éventail plus large de criminel. Ce projet de loi qui vise à instaurer « une rétention de sûreté » pour les pédophiles jugés toujours dangereux après avoir purgé leur peine risque, entre autre, de s’adresser aux agresseurs de tous les mineurs et même aux auteurs de certains crimes contre les majeurs. Rachida Dati annonce l’ouverture en septembre 2008, d’un centre expérimental dit « centre socio-médico-judiciaire » au sein de l’hôpital de Fresnes. Y seront enfermés pour une période initiale d’un an, renouvelable indéfiniment, des criminels condamnés à 15 ans de prison minimum pour actes de pédophilie sur mineurs de moins de 15 ans, et qui auront purgé leurs peines !

Socio-médico-judiciaire » !! Médico parce qu’au sein d’un hôpital ? alors que l’on sait très bien que les moyens manquent en personnel de santé, en spécialiste psy, en possibilité de suivi. Et si ce sont des malades, pourquoi durant leur incarcération ne pas leur avoir apporté de soins ? Comment se fait-il alors, que l’on constate que la personne est toujours à risque après 10, 15 ans de prison ? Parce que durant toutes ses années d’incarcération, cette personne a manqué d’un suivi régulier et serré faute, dans la plupart des cas, de moyens mis à sa disposition. Judiciaire . En quoi cela a-t-il à voir avec la Justice d’enfermer une personne, après sa peine, du seul fait du crime qu’elle pourrait « éventuellement » commettre ? Robert Badinter déclarait il y a quelques jours « Il s’agit d’un changement radical de notre droit et d’une dérive que je ne peux que critiquer, dénoncer (…) C’est une dérive dangereuse, nous oublions trop que la justice repose sur un certain nombre de principes et que le premier de ces principes, dans tous les pays de libertés, c’est la présomption d’innocences » (Y.R 08/01/08) Quant au Socio voire Social, je ne vois pas comment de intervenants socio-éducatifs vont pouvoir travailler sur une sortie, un travail, une formation avec quelqu’un que l’on retient d’une façon arbitraire et qui ne sait pas quand ni comment ni sur quel critère, il va sortir de ce type de Centre.

D’autres solutions sont proposables. D’autres possibilités sont à mettre en œuvre : obligation de suivi psycho-social durant l’incarcération ; suivi socio-judiciaire avec obligations de soin à la sortie ; surveillance judiciaire, ou Centre de Réadaptation comme j’en ai connu au Québec. Il faut d’urgence doter la Pénitentiaire de moyens en personnel médical, éducatif et social qui permette un travail en profondeur qui assurera à la société qu’une personne criminelle ne puisse pas ressortir telle qu’elle est entrée en prison et surtout qu’elle n’en ressorte pas pire !

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 20:36

undefined Le Parlement s’apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

 

Rachida Dati, Garde des Sceaux, a soumis un projet de loi au Parlement relatif à la rétention de sûreté et à l'irresponsabilité pénale. Le texte sera étudié par l'Assemblée Nationale le Mardi 8 Janvier 2008 à 15h.

De nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives et des membres de la société civile se mobilisent depuis plusieurs semaines contre ce projet de loi attentatoires aux libertés et contraire aux principes fondamentaux de notre Droit pénal.

Un appel à signature en ligne et un argumentaire sont disponibles sur

www.contrelaretentiondesurete.fr

Les organisations signataires à ce jour : le Syndicat de la Magistrature, le SNEPAP-FSU, le GENEPI, Ban Public, l'UGSP-CGT, la Ligue des Droits de l'Homme, le SNPES-PJJ/FSU, le Parti Communiste et sa commission Justice, le Syndicat National C.G.T. des Chancelleries & Services Judiciaires, Mouvement des Jeunes Socialistes, Cedetim, Section strasbourgeoise de la Ligue des droits de l'homme, la Ligue Communiste Révolutionnaire, l'ANVP (association nationale des visiteurs de prison), Les Verts et la commission Justice des Verts, la CGT-PJJ, l'association « Souriez-Vous-Etes-Filmé-es! », le Syndicat de la médecine générale, la FARAPEJ ( Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice), Act Up-Paris, l'Observatoire International des Prisons (OIP), le Syndicat SUD-Travail Isère (38), l'Union Syndicale de la Psychiatrie, la Fédération SUD Santé Sociaux, l'Union Syndicale Solidaires, l'Association Cabiria, le Groupe Multiprofessionnel Prison, le MRAP 93, l'Union Syndicale des Médecins de Centres de Santé.

Plus de 2500 personnes ont déjà signé.

Nous appelons organisations et particuliers à signer cet appel.

Nous appelons tous les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.

Urgent : Signez et faites signer...

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 20:35


undefined Comme tout le monde cette année, j’y suis allée de ma petite phrase « Bonne année, tous mes vœux » Grand sourir, embrassade, tape sur l’épaule, clin d’œil ! Cette année, les gens que je rencontrais ajoutaient presque systématiquement  « et surtout….une bonne santé ! Parce que la santé, hein !...» S’inquiètaient-ils pour moi, des deux mois de campagne qui se profilent à l’horizon ? ou prenaient-ils conscience qu’avec
les franchises médicales et autres nouveautés sur la Santé de ce gouvernement, ils n’allaient pas faire bon être malade en 2008!

Dans une société comme la nôtre où jusqu’à maintenant, notre système de Sécurité sociale et de santé a pour mission d’assurer à chacun la solidarité de tous, toute personne peut, maintenant, se sentir fragilisée voire insécurisée du fait de sa maladie, de son hospitalisation ou de sa perte d’autonomie et du fait que c’est à elle que l’on va demander le plus. Ainsi un malade chronique ou une personne soignée pour un cancer sera, du fait de son traitement, de ses déplacements, de ses hospitalisations, non seulement malade et « victime » mais aussi responsable et payeur de sa maladie ! C’est un des effets du libéralisme à la Sarkozy ! Sous prétexte de réformer, de responsabiliser, de faire des économies, ce gouvernement de droite casse le principe de répartition et de solidarité et renvoie chacun à son individualité et à sa prise en charge. Car, on le sait bien : cette situation va amener des personnes en difficultés à moins consulter, à se soigner moins longtemps ou même à laisser traîner des symptômes de maladies faute de ressources. Entendu ce matin à la radio la « grève de soin » que faisait depuis plusieurs semaines un malade du Sida en révolte contre les 0,50 centimes d’euro qu’il doit payer pour chaque boite de médicament consommé. Lorsque l’on sait les traitements lourds que représente cette maladie, on mesure sa révolte. Une personne très âgée de notre section disait, elle aussi, son refus de cette mesure car elle représentait pour elle une perte de pouvoir d’achat et un signe de régression de la société française.

Les socialistes demandent l’abrogation de cette taxe sur les malades qui, en faisant faire des « économies de bouts de chandelles » à ce gouvernement va pénaliser les personnes malades et prendre dans la poche de ceux qui ne peuvent pas faire autrement que de se soigner ce qui serait, non pas signe d’évolution et de progrès, mais d’une régression de notre société.

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 01:23


Le candidat du « pouvoir d’achat », devenu Président, a fait inscrire au projet de loi de finances, voté avant les vacances parlementaires de la fin d’année, une rallonge au budget de l’Elysée de 2,5 millions d’euros (Le Canard enchaîné, 19/12) ! Motif invoqué : l’importance de l’activité présidentielle ! Après les cadeaux fiscaux faits à ses amis du CAC 40, après avoir fait augmenter son salaire de 172%, notre omniprésident ne craint pas d’augmenter les dépenses de l’Elysée, donc les siennes, et de se s’octroyer une « rallonge » , au moment où la majorité des Français se demande comment elle va faire face à ses dépenses élémentaires et aux augmentations diverses et variées promises en 2008 . C’est grotesque et indécent !  

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /2007 00:09

euros.jpg Pouvoir d'achat!

Lundi, je suis allée faire mes courses à Auchan, comme d’habitude. Il n’y avait pas grand monde ni dans le magasin ni aux caisses. La veille, et comme tous les dimanches du mois de décembre, le magasin avait ouvert ses portes pour permettre aux clients de faire leurs courses. Je demande à la caissière comment s’était passée la journée précédente et elle me dit en faisant la moue « Elle (les caissières) n’ont rien fait! Elles ont attendu la fin de la journée en s’ennuyant ferme » Elle ajoute « Le peu de clients que nous avons eu hier, malgré l’événement « Star Académie » n’est pas venu aujourd’hui et nous aussi, on attend que la journée se termine »
Et oui, lorsque les gens n’ont plus assez d’euros dans leur porte monnaie, on a beau les inciter à consommer le dimanche, ça ne fonctionne pas ! Lorsqu’une grande partie des habitants de Tonnerre se retrouve le 15 du mois, à attendre le début du suivant pour pouvoir à nouveau remplir le frigo, ouvrir le dimanche ça le fait pas ! En plus, ça oblige des pères et mères de famille à aller travailler alors qu’ils aimeraient peut être s’occuper de leurs enfants ou visiter leur famille. C’est vrai que « travailler plus, pour gagner plus », slogan à la mode d’hier, en a fait rêver plus d’un. Aujourd’hui, devant les hausses en tous genres et les salaires qui stagnent, les promesses non tenues et les illusions qui commencent à se perdre, le pouvoir d’achat en baisse c’est une réalité très concrète : quand il n'y a plus d’argent sur le compte, on peut toujours ouvrir les magasins le dimanche, y’aura pas plus de client !

 

Ce qui peut être fait ? Revaloriser les petites retraites ; rétablir la TIPP flottante ; encadrer les loyers, indexés sur le coût de la vie ; limiter voire stopper l’augmentation des énergies ; baisser les prix des produits de première nécessité en faisant des incitations fiscales ; bref agir et vite ! Et arrêter les effets d’annonce qui, examinés à la loupe, se révèlent complètement inapplicables voire « bidon ».
Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /2007 00:32
refonte-code-travail-BP12-12-2007.JPG Voici le texte que j'ai reçu ce matin, 12 décembre, paru dans "Lbération" et "Le Bien public" (journal de Côte d'Or) qui montre bien comment ce gouvernement manoeuvre, non pas dans un sens de rupture et de démocratie, mais dans un sens de conservatisme et d'omnipotence tout en affirmant la main sur le coeur qu'il agit pour le bien des travailleurs et pour relever le pays (pays dont il est à la tête depuis plus de 5 ans!)

Libération, vendredi 23 novembre 2007.

Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l'Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.

En 2005, une commission de cinq « rédacteurs » avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l'avait empêché. Au forcing, l'UMP a glissé dans la loi « sur le développement de l'actionnariat salarié », publiée le 30 décembre 2006, un « cavalier parlementaire », l'article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu'ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : « Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée ! » Mais Larcher, de Villepin, Chirac et Sarkozy l'ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l'opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.
On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non droit : quel code s'applique, l'ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n'entrerait, semble-t-il, mais c'est contesté, en vigueur qu'à ce moment-là.
- Sur le fond, ils n'ont rien simplifié, ils ont complexifié : « Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets », a reconnu Christian Redé, l'un des cinq rédacteurs du « comité d'experts ». * Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l'avenir... sans repasser par le Parlement. Ils font s'écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. Dans les questions d'hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec « les obligations des travailleurs » faisant partager les risques et
responsabilités avec les salariés - ce qui est un recul décisif d'un siècle ! * Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d'autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l'éducation, marins, dockers. * Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l'égard du marchandage du prêt de main-d'oeuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.
* Les moyens de contrôle de l'inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d'information de l'employeur (registres, affichage). * On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud'hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse.
* La question de la durée du travail est renvoyée à la partie «* L'apprentissage a été chassé de la partie « contrat de travail » pour être renvoyé à la formation professionnelle. * Le droit de grève a été introduit dans la partie « négociation collective » alors que c'est un droit constitutionnel non négociable. * L'inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l'Organisation internationale du
travail, a été renvoyée dans la partie « administration du travail ». - Tous les professionnels - syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats - signent des pétitions, des appels contre ce massacre.
> Des recours devant le Conseil d'Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l'Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n'est pas un classique débat parlementaire, il s'agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant). Le code du travail, c'est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C'est la base de l'Etat de droit dans l'entreprise. C'est le seul droit qui protège - trop fragilement - et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active. C'est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l'impact des luttes sociales et politiques. * Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l'histoire des mouvements sociaux de notre pays. * C'est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit. Ce qui est effrayant, c'est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d'explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c'est « trop compliqué » pour « intéresser les gens » alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu'ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

Gérard Filoche, inspecteur du travail.
Démocratie & Socialisme. www.democratie-socialisme.org


Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 20:55
DSCN0421.JPG Comme beaucoup, je lis la page du courrier des lecteurs de l’Y.R et parfois j’y écris.
Revenant de la manif de cette après-midi à Auxerre, où nous étions très nombreux, je tombe sur le titre du courrier d’Alain Drouhin, UMP, suppléant du député «perpétuel» J.P Soisson, qui titre sa lettre «Oui, la France est un grand pays». Que j’aime ce côté optimiste des élus de droite qui nous gouvernent! Comme j’apprécie cette autosatisfaction qu’ils ont à nous décrire un pays démocratique, surtout si ce sont eux qui sont au pouvoir, avec un PNB élevé dont les retombées vont avant tout dans la poche de leurs amis, aux entreprises performantes qui investissent peu et délocalisent, et aux équipements modernes, que l’on brade au privé! Plus loin il souligne que nous avons des «structures sanitaires et sociales de grande qualité». Tout à fait d’accord avec lui. Et c’est justement pour que la qualité s’y vive et y soit dispensée que nous avons défilé cette après-midi comme beaucoup d’autres en France en réclamant de meilleures conditions de travail pour les fonctionnaires des hôpitaux, des établissements scolaires, des transports, etc... Ces « structures », que l’on perd dans les villages et les petites villes de nos cantons, fonctionnent avec des hommes et des femmes qui ont des familles, des enfants, des charges, et qui se rendent bien compte que leur pouvoir d’achat ne progresse plus quand il ne baisse pas.

DSCN0430.JPG Oui, la France est belle et grande, mais pour quoi faire et pour qui? Grande pour que tout le monde y trouve sa place et y récolte sa part des retombées  du « PNB élevé »? Ou grande pour quelques-uns qui se répartissent le gâteau entre eux et nous en laissent les miettes et s’offusquent que nous «n’acceptions pas le verdict sorti des urnes»! Je rappelle quand même, pour mémoire, que nous étions 47% à dire NON à cette France du libéralisme à tous crins, au pouvoir de l’argent et de la Bourse et au rétablissement des privilèges.
N’en déplaise au «suppléant» de Puisaye-Forterre, nous acceptons le changement mais pas en force et avec des méthodes antidémocratiques comme par exemple en faisant voter le Traité européen par le Parlement en faisant fi du Référendum ou en voulant passer outre le droit de grève faisant voter des lois sur le service minimum, etc.

Aujourd’hui nous avons, à notre manière, manifesté à notre «grand pays» que nous étions présents et à son Président qu’on ne le laisserait pas faire.

Qu’il se le tienne pour dit sinon, nous redescendrons dans la rue!
Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /2007 00:43

pauvrete.jpg Nicolas Sarkozy veut réduire la pauvreté d'un tiers en cinq ans
Et je réagis à ses déclarations.

17/10/2007 - © Reuters

Nicolas Sarkozy a confirmé son objectif de réduction d'un tiers de la pauvreté en cinq ans en France et confié au Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, le soin de veiller à sa réalisation. Que font les deux autres tiers ? Ils attendent gentiment que ce soit leur tour ?

"Il est inadmissible que sept millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté" et "qu'un ménage français sur huit vive avec un revenu insuffisant", a dit le président de la République dans un discours au Conseil économique et social, à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. C’est bien vrai que c’est inadmissible. Mais qu’a fait Sarkozy quand il était ministre dans le dernier gouvernement Chirac, à part aggraver le problème ? Aujourd’hui, il va s’en occuper ? Avec quels moyens ? Des bouts de chandelles maintenant qu’il a fait un cadeau de 15 milliards d’euros à ses amis du CAC 40 !

"J'ai (...) fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays", a-t-il poursuivi. "J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français." Ce sont les familles à petits revenus, les personnes âgées avec des petites retraites, les femmes seules avec des enfants, les jeunes qui ont quitté l’école sans formation, les chômeurs longue durée … La liste est longue des gens qui sont « dos au mur » et pour eux, je gage que ça va être beaucoup plus dur à vivre que pour Sarkozy.

Cet objectif "engage tous les ministres", a ajouté le chef de l'Etat. Vont-ils faire la quête durant les Conseils des ministres ? Il a estimé que le Haut commissaire, symbole de sa politique d'ouverture à gauche, serait un gardien "vigilant" parce qu'il "n'est pas une personnalité à la colonne vertébrale fragile". Ce serait plutôt ses convictions de gauche qui seraient fragiles !

Il faut "faire en sorte que les différents politiques fiscales, sociales, environnementales, économiques prennent en compte la question de la pauvreté pour agir en amont et pas pour réparer les dégâts après", avait expliqué Martin Hirsch à des journalistes à l'issue du conseil. Un verbiage qui englobe tout pour ne rien dire ! Il constate quand même que la pauvreté ça fait des dégâts et qu’après, il faut réparer. C’est ce que l’on demande de faire à des associations telles que les Restos du Cœur, le Secours populaire ou le Secours Catholique.

Nicolas Sarkozy a pour sa part déclaré qu'il ne voulait pas "gérer la pauvreté", qui n'a plus reculé depuis 20 ans, mais la "combattre". Enfin une affirmation avec laquelle je suis d’accord. Ca fait trop longtemps que ça dure surtout pour les pauvres. "Cela fait 20 ans que, gauche et droite confondues, on cherche à agir sur les conséquences alors qu'il faut avoir le courage de s'attaquer aux causes", a-t-il fait valoir. Alléluia ! Sarkozy va s’attaquer aux causes.

Il n'a pas vraiment annoncé de mesures nouvelles mais plutôt mis en perspective les politiques déjà engagées ou les réformes promises pendant sa campagne électorale. C’est foutu ! Il ne se passera rien. D’autant plus qu’il dit plus loin qu’il va établir un diagnostic (et ce n’est pas le premier) mais aussi mettre à plat les remèdes employés! Fini le travail sur les causes de la pauvreté ; évacuées les politiques de prévention, oubliées les politiques globales et décentralisées. Le Grenelle de l’insertion a capoté avant d’avoir commencé !

Comme disait Coluche : Circulez ! Y’a rien à voir.

Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 01:06
parite.jpg A l’occasion de la préparation des élections municipales de 2008, le journal la Provence a publié dans son édition du 5  novembre un article sur les «nouvelles contraintes» imposées par la loi sur la parité. En effet, «dans les communes de  plus de 3500 habitants, les listes pour les prochaines élections devront comporter autant de femmes que d'hommes» ce qui constitue, selon la Provence, «un casse-tête pour les formations politiques» des Bouches-du-Rhône.
Et le quotidien de rappeler que sur 119 communes du département, sept femmes sont maires, que pour 57 conseillers généraux, sept sont des femmes et qu’il n’y a «aucune trace féminine chez nos sénateurs, pour constater que l’on est «encore bien loin de la parité». La Provence fait également le point sur les renouvellements partiels de mars 2008 pour les cantonales : «tous les candidat(e)s devront avoir un suppléant(e) de sexe différent. Un véritable casse-tête pour un certain nombre de partis politiques, souvent plus enclins à vouloir gagner le terrain que la cause féminine; voire des contraintes insurmontables pour les formations politiques réduites, parties à la chasse de représentantes du sexe faible».
Par Christine Burtin Lauthe - Publié dans : Politique nationale
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus