CLES

Samedi 17 mai 2008
Les membres de la CLES québécoise, ici Yolande Geadah, se battent auprès de leurs élus fédéraux, ici le Bloc québécois, pour qu’ils se penchent réellement et sérieusement sur le problème de société qu’est la prostitution. Ce combat qui est le mien, en tant que membre fondateur de la CLES, devrait concerner toutes les femmes et tous les hommes qui se réclament de l’Egalité, de l’Humanisme et de l’abolition de l’esclavage. Je vous invite à lire cette prise de position.

Montréal, mai 2008     

 Bonjour Monsieur Duceppe1,

Je vous écris en tant qu’électrice et membre d’un groupe de citoyens et de citoyennes intitulé la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). Nous, les membres et alliés de la CLES, sommes extrêmement préoccupés par la banalisation croissante de la prostitution aux yeux du public québécois et surtout des jeunes. Nous refusons la tendance actuelle qui préconise la légalisation de l’exploitation sexuelle commerciale, sous prétexte de liberté individuelle ou de vouloir assurer la sécurité des personnes prostituées.

Toutes les expériences à travers le monde démontrent que les pays ayant choisi la voie de la légalisation ou de la décriminalisation totale (incluant celle des proxénètes et des clients, comme l’ont fait les Pays-Bas) n’ont pas réussi à enrayer la clandestinité ni les abus inhérents à la prostitution. Une telle politique ne fait qu’ouvrir la porte à l’expansion massive de l’industrie du sexe qui exploite des millions de femmes et d’enfants à travers le monde, ce qui contribue à alimenter constamment le trafic des êtres humains pour répondre aux impératifs du marché.

Les membres de la CLES sont donc profondément déçus de la lettre récente, issue de votre Cabinet, en réponse à un message courriel que je vous ai adressé personnellement en mars dernier. Dans ma lettre je demandais que le Bloc québécois s’inspire du modèle suédois pour défendre une politique qui soit vraiment respectueuse des femmes et de l’égalité des sexes, ce qui exige de refuser la légitimation de la prostitution par l’octroi de permis aux bordels et de s’attaquer en priorité à la demande qui alimente sans cesse ce marché. Votre lettre affirme au contraire que le Bloc québécois refuse la criminalisation des clients et qu’il a inscrit sa dissidence au rapport du Comité permanent de la condition féminine, intitulé « De l’indignation à l’action pour contrer la Traite à des fins d’exploitation sexuelle au Canada »,  sous prétexte qu’il recommande de pénaliser les proxénètes et les clients qui exploitent sexuellement les femmes, de cesser de réprimer les personnes prostituées et de les aider à sortir de la prostitution (recommandations 6 et 7 du rapport).

Nous aimerions savoir si la réponse issue de votre bureau reflète la position officielle du parti et, si tel est le cas, pouvez-vous nous indiquer où cette question importante a-t-elle été discutée, et à quel moment cette position a été adoptée aux seins des instances démocratiques du parti. La position énoncée par votre cabinet ne semble pas refléter celles de plusieurs représentantEs de votre parti. En effet, des sympathisantEs de la CLES ont rencontrés des députéEs du Bloc dans diverses régions à ce sujet. Plusieurs nous ont affirmé ne pas partager entièrement les positions qui sont présentées publiquement comme étant celles du Bloc sur les enjeux liés à l’exploitation sexuelle. À notre connaissance, ce sujet n’a jamais encore été discuté démocratiquement au sein du parti afin de dégager une position officielle qui aille au-delà des opinions personnelles de certaines personnes, influencées par un lobbying très actif en faveur du « travail du sexe ».

Un réel fonctionnement démocratique exige diverses étapes de consultation et de débats approfondis permettant d’écouter les membres et de soupeser les arguments avancés, en se basant sur des études sérieuses et non sur la rhétorique. Une position officielle responsable se doit aussi de tenir compte des impacts sociaux à long terme d’une libéralisation de la prostitution, non seulement sur les personnes prostituées, qu’elles soient ou non consentantes, mais également sur l’ensemble des femmes et des personnes les plus vulnérables de notre société (particulièrement les jeunes, les minorités, les autochtones et les plus démunis), qui sont les plus touchées par la prolifération de ce commerce qui ne respecte ni frontières ni limites.  

Il ne fait aucun doute que les députéEs et candidats du Bloc québécois seront interpellés sur ces questions lors de la prochaine campagne électorale.  Des personnes et des groupes disséminés à travers le Québec, qui luttent contre toutes les formes de violences faites aux femmes, partagent notre conviction qu’un Québec sans prostitution est possible et vivement souhaité. Nous avons des arguments solides pour défendre notre position abolitionniste, arguments fondés sur le respect des droits humains des personnes prostituées et sur les principes d’égalité des sexes qui nous sont chers. Nous ne demandons qu’à les partager avec vous pour éclairer vos réflexions sur ce dossier chaud, et vous permettre de dégager démocratiquement une position cohérente avec les valeurs de justice et d’égalité que le Bloc défend.

Soyez assuré, Monsieur Duceppe, de notre collaboration pour assurer à toutes les femmes le respect de leur droit de vivre sans avoir à se prostituer pour survivre.

Yolande Geadah

c.c. aux députéEs du Bloc québécois

1 Gilles Duceppe est le Chef de file du Bloc québécois, parti fédéral d’opposition



Par Christine Burtin Lauthe
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Jeudi 20 décembre 2007

Membre fondatrice de la CLES, je vous propose de vous associer à notre prise de position en m’envoyant vos commentaires que je ferai suivre. Permettez-moi d’insister plus particulièrement sur une phrase de notre texte qui, pour moi, dit bien la manière dont nos sociétés ont du mal à aller à la racine du problème et se contentent de le gérer. « Cette violence tient à ce que notre société préfère harceler et criminaliser ces femmes plutôt que de s’attaquer à ceux qui sont à la source de ces violences, soit les proxénètes et les clients ». En matière de violences, de prostitution, de trafic d’être humain, il est plus facile pour nos gouvernements de légiférer, de réglementer, d’organiser voire de sanctionner la victime, que de s’attaquer au cœur du problème c’est-à-dire à l’inégalité homme-femme criante, à la pauvreté et plus particulièrement celle des femmes et des enfants et à la demande des hommes, en grande majorité, qui fait de l’autre un objet exploitable et exploité, une « chose » soumise et à soumettre.


La CLES dit NON à la violence de

la prostitution


par la Concertation des luttes contre

l’exploitation sexuelle (CLES)

(Montréal, 17 décembre 2007)


Le 17 décembre est déclaré Journée internationale pour contrer la violence envers les personnes en prostitution.
Les membres de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) souhaitent marquer cette journée et réaffirmer leur refus de toute violence exercée ici comme ailleurs dans le monde, à l’égard des femmes et des filles qui se retrouvent en situation de prostitution. Nous dénonçons la violence psychologique, physique et sexuelle qu’elles subissent à l’instar de plusieurs femmes dans une société patriarcale mais nous dénonçons aussi
la répression judiciaire et sociale à leur endroit.
Cette violence tient à ce que notre société préfère harceler et criminaliser ces femmes plutôt que de s’attaquer à ceux qui sont à la source de ces violences, soit les proxénètes et les clients. L’application actuelle des lois et règlements, aux trois paliers de gouvernement, met l’accent sur la criminalisation des femmes, plutôt que sur l’interpellation des clients et des proxénètes, devant qui les législateurs ferment les yeux de mille et une  façons. Ceux-ci se sentent pleinement autorisés à traiter les personnes en prostitution comme une source de profits et de gratification. Pour les organisations et personnes membres de la CLES, les tentatives actuelles d’imposer une légalisation ou décriminalisation du proxénétisme et des bordels ne feraient qu’aggraver cette violence en  multipliant l’exploitation sexuelle commerciale des femmes. Les statistiques d’agression démontrent que proxénètes et clients sont tout aussi méprisants et violents derrière des portes closes que dans la prostitution de rue. La preuve déposée au procès de Robert Pickton - qui a dit avoir tué 49 femmes en Colombie-Britannique - indique que sa ferme était essentiellement un bordel. Au Québec, au moins 5 des 14 femmes en situation de prostitution tuées au cours des 10 dernières années étaient à l’emploi d’agences d’escorte, de maisons closes, de clubs échangistes, de bars ou se rendaient chez des acheteurs de « services sexuels ». Cette violence organisée doit cesser.
La solution n’est pas de normaliser l’industrie de la prostitution - comme certains le réclament - mais de cibler et confronter la « demande » masculine. La CLES soutient qu’un monde sans prostitution est possible.
L’expérience de pays comme la Suède démontre que, plutôt que de criminaliser les femmes en situation de  prostitution, il est beaucoup plus efficace de leur offrir de véritables solutions en cessant de les arrêter et en
les appuyant réellement, tout en ciblant leurs exploiteurs. De plus, le fait de situer l’institution de la prostitution dans un continuum de violence envers les femmes permet de travailler sur des solutions visant une égalité de fait pour toutes les femmes.
Cet appui réel est celui que réclament depuis toujours les femmes défavorisées, sans logis, immigrantes ou narcodépendantes. Elles sont majoritairement les femmes captives de la traite et de la prostitution. Elles demandent du soutien psychologique, l’accès à des logements et des programmes de garderie abordables, des programmes de désintoxication, la possibilité de retourner aux études ou de réintégrer le marché du travail dans
des emplois satisfaisants, un soutien au revenu, l’accès à la justice et des démarches d’immigration simplifiées.


La CLES regroupe depuis mai 2005 des intervenantes de première ligne, des chercheurEs universitaires, des auteurEs et des représentantEs d’organismes communautaires et religieux. Toutes et tous mènent un travail d’éducation populaire et de défense des droits des personnes aux prises avec la prostitution, une forme de violence qui est le contraire même de l’égalité femmes-hommes, qu’elle se fasse dans la rue ou via des agences d’escorte, dans des salons de massages dits érotiques, bars spécialisés ou bordels, via la pornographie ou Internet. Elle touche particulièrement les femmes davantage marginalisées (pauvres, racisées, migrantes, autochtones, adolescentes, victimes d’inceste et de viol, etc.).
Par Christine Burtin Lauthe
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Mercredi 14 novembre 2007
Ce texte est l'histoire d'une jeune française que j'ai rencontrée cette année et dont j'ai voulu rapporter l'histoire. Il a été publié par Reflet de Société, journal  québécois auquel je collabore, et dont je vous invite à aller visiter le site. Vous y trouverez un regard, une analyse et des prises de positions qui "brassent la cage" et parfois ça fait du bien!

Du viol à la prostitution
Christine Burtin, travailleuse sociale, Volume 16 no 1. Octobre 2007

Valérie a été adoptée par une famille de médecins. Elle a toujours eu du mal à l’école et en famille. À 17 ans, ses parents divorcent. Secouée, elle décide de ne plus s’imposer de limites. Un an plus tard, Valérie tombe enceinte. Elle se sent incapable d’élever son enfant qu’elle confie à son père. Elle mène alors une vie de toxicomanie, de prostitution et de délinquance. Elle va en prison quelque temps et met au monde un autre enfant qu’elle élève, même si elle traîne encore dans un quartier réputé pour ses activités de prostitution.
[...]

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Par Christine Burtin Lauthe
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Mardi 6 novembre 2007
    Le site Sisyphe présente le dernier livre de Robert Jensen « Pornography and the end of Masculinity ». Pour le site québécois, l’auteur « force le lecteur à prendre au sérieux les effets d’une industrie de la pornographie devenue ultra-sadique et à reconnaître la nécessité de repenser l’attirail de la masculinité comme source d’une violence accrue envers les femmes et de leur dégradation ». Et de se poser la question, avec Robert Jensen : « si la pornographie est de plus en plus cruelle et dégradante, pourquoi est-elle de plus en plus répandue au lieu d’être de plus en plus marginalisée ? Dans une société qui se dit civilisée, ne devrait-on pas s’attendre à ce que la plupart des gens rejettent un matériel sexuel qui devient de plus en plus méprisant envers l’humanité des femmes? Comment expliquer les façons de plus en plus nombreuses et intenses d’humilier les femmes sexuellement et la popularité croissante des films qui présentent ces activités ? ».

    Retrouver l’article, un extrait du livre et le dossier « pornographie » sur Sisyphe.org
Par Christine Burtin Lauthe
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Vendredi 2 novembre 2007
Voici la lettre que j'ai envoyée en mars 2007 à l'Yonne Républicaine à propos d'un article de Société intitulé "Le comportement sexuel des français", et qui fut publiée dans le courrier des lecteurs.

    En lisant votre article de Société sur « le comportement sexuel des français » du 14 mars et sur les différentes évolutions des comportements des femmes que Michel Bozon, sociologue ne manque pas de souligner dans son étude, je me suis arrêtée sur le constat que fait l’auteur sur les « choses qui résistent souterrainement (à l’évolution des comportements masculins) comme la fréquentation des prostituées qui ne baisse pas » Membre de la Concertation des Luttes contre l’Exploitation Sexuelle -CLES- je saisis cette occasion pour interpeller et questionner les hommes et les femmes que nous sommes, sur le fait qu’en 2007, dans une société démocratique et égalitaire, des Droits de l’homme et du respect de la personne humaine, nous acceptions qu’une partie de la population (les clients : hommes à 90%) en achète une autre (les personnes prostituées : femmes et filles à 80%) ? Comment se fait-il que lorsque nous parlons de violences faites aux femmes (et dans cette campagne présidentielle, nous en entendons « un peu » parler) la violence de et dans la prostitution ne soit jamais abordée ? Ces personnes n’existent-elles pas aux yeux de notre société ? Ne sont-elles pas des mères, des filles, des sœurs bref des personnes à part entière ? Comment se fait-il que des hommes et maintenant des femmes, considèrent « normal » de payer et de consommer une autre personne, homme ou femme, lors d’un « acte sexuel » ? Parce que, ne nous leurrons pas, dans cette consommation pas de plaisir encore moins d’amour et surtout pas d’égalité! Selon une étude faite par Le Mouvement du Nid sur les « clients en question » (2002-2004), 71% des clients interrogés, disent leur insatisfaction et leur absence de plaisir dans la prostitution. Le système prostitutionnel est fait d’argent et de domination. De l’argent pour la personne prostituée (qui souvent n’en voit pas la couleur), pour le proxénète et pour le réseau de trafiquant. En France, les recettes de la prostitution atteindraient 3 milliards d’euros par année. Qui dit recette, dit dépense. Chaque année, des hommes, en grande majorité des « Monsieur tout le monde », dépensent « l’argent du ménage » dans la consommation de prostitution. Ca, c’est une réalité ! Et ne parlons pas de « besoins naturels ou physiologiques » puisque quand c’est même hommes manquent d’argent, dans 58% des cas, ils disent limiter leur consommation de prostitution. Qu’y a-t-il d’autre que de la domination et de la réduction à l’état d’objet, dans le fait d’acheter l’acte sexuel ou le corps d’une personne? Que signifie pour un homme, bon père de famille (dans plus de 50% des cas) d’arrêter sa voiture au bord d’un chemin et d’acheter un acte sexuel à une jeune femme venant de l’Est, de payer et de rentrer tranquillement chez lui embrasser sa femme et ses enfants ? Quelles sont ces « résistances » au changement dont parle l’auteur de l’étude ? Les hommes, (pères, frères, maris, compagnons) ont-ils loupé une marche de notre évolution ? Beaucoup voudraient nous rendre responsables et nous culpabiliser, tout comme « le cogneur » dans les violences conjugales culpabilise sa victime en l’accusant de tous ses maux.

    Coupable ? La société toute entière l’est lorsqu’elle ferme les yeux ou s’arrange du fait que des êtres humains sont vendus, achetés et trafiqués (violentés, abusés, battus, …) pour la consommation d’autres êtres humains!

    Responsable ? Chacun de nous l’est lorsqu’il « délègue » à des hommes et des femmes (souvent issus des pays pauvres, de familles violentes, déstructurées, dépendants, violentés,…) l’obligation d’assouvir les fantasmes et les demandes d’une partie de sa population. Cette demande qui alimente le trafic d’êtres humains et qui fait que chaque année, dans le monde, près de 4 millions de personnes, principalement des femmes et des fillettes, sont trafiqués à des fins de prostitution. Que faire ? Tout comme dans les violences conjugales : éduquer, prévenir ; informer, sanctionner et aider.

Par Christine Burtin Lauthe
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Vendredi 2 novembre 2007
Nous, citoyennes et citoyens du monde, engagéEs pour un monde d’égalité, de justice, de liberté, de paix et de solidarité,

  • Croyons qu’un autre monde est possible : un monde libéré de la prostitution et de toutes les autres formes d’exploitation sexuelle;
  • Considérons que l’exploitation sexuelle, fondée sur la marchandisation du corps et sur le contrôle de la sexualité des femmes par les hommes, se situe dans un continuum incluant la prostitution, la pornographie, le mariage forcé, le mariage par correspondance, l’esclavage sexuel, le trafic sexuel (interne et international) et les agressions sexuelles de toutes sortes;
  • Reconnaissons que la source de la prostitution est la demande créée par des hommes qui se donnent le droit d’acheter et d’exploiter sexuellement les femmes et les enfants;
  • Rappelons que la mondialisation du proxénétisme et du trafic sexuel, qui alimente l’industrie du sexe aux quatre coins du monde, touche 4 millions de personnes, surtout des femmes et des enfants, particulièrement des fillettes, issus des pays du Sud et d’Europe de l’Est (selon l’ONU);
  • Soutenons que la prostitution n’est pas un travail, encore moins une liberté ou un ‘droit’ de disposer de son corps, mais qu’elle est une aliénation et un rapport de pouvoir, conséquence des inégalités sociales et du manque de choix dans la vie de toutes les femmes;
  • Affirmons que l’industrie du sexe est profondément sexiste et raciste, qu’elle est fondée sur les inégalités entre les hommes et les femmes, entre les ethnies, entre les riches et les pauvres et entre les pays du Nord et du Sud; 
  • Dénonçons l’industrie du sexe qui exploite la misère et la vulnérabilité des personnes et des groupes sociaux les plus fragilisés dans le contexte global de la mondialisation, notamment dans des situations marquées par la guerre, les conflits, les crises économiques, sociales, politiques et environnementales;
  • Refusons la répression, la discrimination et la criminalisation des personnes prostituées;
  • Revendiquons que la lutte contre toutes les formes d’exploitation sexuelle fait partie intégrante du combat pour le respect des droits humains et pour l’égalité entre les sexes et entre les peuples;

Solidaires de toutes les personnes exploitées sexuellement, nous nous engageons à ce que la lutte contre la prostitution et toutes autres formes d’exploitation sexuelle soit au cœur de nos orientations et de nos actions citoyennes pour le respect des droits humains, pour l’égalité entre les sexes, et pour l’élimination de la violence.
Par Christine Burtin Lauthe
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Vendredi 2 novembre 2007
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) est un regroupement d’organismes et de personnes qui propose une alternative au discours de banalisation et de légitimation de la prostitution que tient l’industrie du sexe (voir Déclaration de la CLES).

Liste des membres de la CLES (en date du 16 mai 2005)

  • Céline Dubé, Comité d’action contre le trafic humain interne et international (CATHII)
  • Christine Burtin Lauthe, travailleuse de milieu - Café Graffiti
  • Diane Matte, coordonnatrice, Secrétariat international de la Marche mondiale des femmes
  • Ina Motoï, professeure en travail social, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
  • Lise Gagnon, CATHII
  • Louise Dionne, militante des droits des femmes et ex-directrice de l’Association des aides familiales du Québec
  • Louise Gagné, militante pour les droits des enfants
  • Lyne Kurtzman, chercheure sur le trafic sexuel, Université du Québec à Montréal
  • Martin Dufresne, Collectif masculin contre le sexisme
  • Michèle Roy, Regroupement des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS)
  • Raymond Viger, Journal de la rue
  • Rhéa Jean, doctorante en Philosophie, Université de Sherbrooke
  • Richard Poulin, professeur de Sociologie, Université d’Ottawa
  • Yolande Geadah, auteure
Par Christine Burtin Lauthe
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