Etre née quelque part...
Ne pas être née sur cette bonne vieille terre de Bourgogne voire de l’Yonne et pire encore du Tonnerrois semble être pour certain(e)s le signe d’une incapacité à comprendre, à sentir, à saisir les
subtilités de son territoire et de ses habitants. Comme si l’appartenance à une région, une ville, un Pays ne se faisait que par la naissance dans une maternité du coin, d’un père et d’une mère nés
dans le coin ! Je m’inscris en faux contre cette idée et prétends qu’on peut être née quelque part, ailleurs, plus loin, bref ne pas forcément « être d’ici », et aimer,
comprendre, ressentir une région, un Pays et ceux qui y habitent. C’est mon cas. Je suis née ailleurs mais j’ai choisi de vivre et de m’enraciner ici. J’ai choisi d’habiter Tonnerre avec ma famille
et de m’y investir associativement et politiquement.
Qu’est-ce qu’elle veut, qu’est-ce qu’elle a, qui c’est celle là ?...
- Si tu n’es pas connue, ça va être difficile, prétendent des âmes bien intentionnées ! Je sais aussi que certains sont tellement connus que pour eux aussi ça va être difficile !
Suivez mon regard ! Ne pas être connue peut être un avantage. Les citoyens et les citoyennes n’ont pas d’a priori ni positif ni négatif et c’est à moi de leur montrer qui je suis et ce que je
propose. Dans une période où les français réclament du changement, de la nouveauté, de l’ouverture, c’est un plus !
- Il faut t’investir, qu’on te voit ! Tout à fait d’accord mais dans la journée, je travaille. Bien sûr, qu’étant travailleuse indépendante dans l’animation, je peux parfois organiser mon
temps et consacrer quelque temps libre à rencontrer des gens dans la journée. Mais ma plage horaire disponible est plus le soir, les fins de semaine et parfois tôt le matin. Si l’idée c’est que la
candidate ne fasse que cela, alors prenons des gens de plus de 65 ans. Quant à être reconnue dans la rue, je ne suis pas prête à me mettre un chapeau à grelots ou à me faire remarquer en marchant
sur les mains. Investir des gens « relativement jeunes » comme moi, c’est accepter de changer de fonctionnement et de méthodes et de s’y adapter.
C’est une maison bleue...
L’affirmation de départ voudrait que « le département étant à droite, les électeurs et électrices, les maires votent à droite » Il serait courant de dire qu’« un Conseiller général
de droite (dans notre canton) va vous obtenir tout ce que vous voulez puisque lui est du bon côté » Ainsi, pas de changement possible, pas d’évolution. Tout serait coulé dans le béton de la
droite. C’est faux ! Les quelques Conseillers généraux de gauche (5 ou 6) « obtiennent » autant que les Conseillers de droite surtout s’ils ont de bons projets à proposer. Car tout
est là ! Un Conseiller de gauche qui s’investit, se démène et suit ses dossiers est plus entendu et suivi qu’un Conseiller de droite qui s’endort sur ses lauriers. De plus, le 1er fait ce pour
quoi il a été élu, le second usurpe son mandat. Il est vrai que souvent, il cumule (les mandats) et ne peut pas être partout ! Je me propose d’être une élue qui s’investira dans le travail de
terrain, de commission et qui portera les projets de ceux qui lui auront fait confiance.
Où sont les femmes...
Avez-vous regardé une photo de l’Assemblée du Conseil général de l’Yonne ? Hormis le fait que l’âge moyen y est assez élevé, on n’y compte que 5 femmes sur 42 conseillers ! Pas
croyable ! Y a-t-il un gène, une hormone qui fasse que les hommes y soient représentés en surnombre ? Y aurait-il besoin de compétences spécifiques et donc masculines qui feraient que les
hommes, principalement, seraient voués à occuper ce mandat ? Ou bien s’agit-il, comme dans beaucoup d’autres cas de la société française, d’une expression du patriarcat qui pousserait les
hommes aux « affaires extérieures » et maintiendrait les femmes aux « occupations intérieures » ? Pour participer aux décisions et orientations de la vie départementale et
cantonale qui, pour près de 50% du budget sont orientées vers l’action sociale, ne faudrait-il pas injecter un peu de parité homme / femme, de complémentarité et d’Egalité en élisant les quelques
femmes de gauche, dont je fais partie, qui se présentent à cette élection ? Il est plus que temps, ne croyez-vous pas ! C’est, avec toutes les précédentes, la raison qui me fait me porter
candidate aux cantonales de 2008 dans le canton de Tonnerre.