Egalité

Dimanche 1 février 2009


Pour le maire de Saint-Florentin (89), une femme est « hystérique » lorsqu’elle demande à prendre la parole lors d’un Conseil municipal. D’un homme qui ferait la même demande, pensez-vous qu’on dirait la même chose ? Une femme donc, jeune qui plus est, qui joue son rôle d’élue sérieusement et expose dans une assemblée tel sujet ou demande semble « agresser, énerver et indisposer… pour ne pas dire autre chose ! » (ce sont ses mots) ce maire de commune. Cet « élu » (dont l’élection risque d’être invalidée prochainement du fait qu’il n’habitait pas sur la commune au moment des élections), représentant des valeurs « d’égalité, de fraternité et de liberté » de la République s’est permis (et il semble être coutumier du fait) d’insulter Solène Clech, élue de l’opposition, et raconte-t-elle « Il était en état d’ébullition totale, il m’a traité d’emmerdeuse et a levé la main pour me mettre une baffe avant de me repousser violemment en arrière » Y.R du 26/01/09. .


Et comme toujours dans ce genre de situation (c’est le cas plus généralement pour les violences intrafamiliales ou plus simplement les batteurs de femme) c’est toujours la femme qui est fautive et responsable de la violence de l’homme ; c’est toujours elle qui a commencé ! «J’ai été provoqué, dit-il. C’est une petite nana de 27 ans (je rappelle que cette femme est une élue de la République !) qui est hystérique […]. Je ne peux pas gérer l’hystérie en permanence » se plaint-il dans l’Yonne Républicaine du 26/01/09. Lui « s’exprime » ; elle est « hystérique ». Lui est « maladroit, pas bien embouché, autoritaire… avoue-t-il », elle est « hystérique » ! Mot qu’il répète plusieurs fois comme si il ne connaissait que celui-là pour qualifier une femme qui s’exprime.


Cet incident « anodin » selon lui, pourrait n’être que l’expression d’une crise de machisme (et les femmes en politique, dans l’entreprise ou dans la vie quotidienne y sont confrontées très souvent) ou d’un manque d’intelligence ou d’éducation (d’ailleurs tout est de la faute de sa mère, encore une femme, qui n’a pas été assez sévère avec lui, dit-il !) C’est beaucoup plus grave. Cette façon qu’ont certains hommes (et on l’a constaté aussi à Avallon (89) lors de cette dernière élection cantonale où l’opposant de droite d’Isabelle H. ne se gênait pas pour lui faire des coups bas) d’utiliser des termes qui renvoient l’élue ou la candidate à sa seule féminité, à son sexe comme pour faire oublier ses compétences, son travail et ses résultats, cette attitude dis-je, est le signe du conservatisme et de la réaction (et de la bêtise bien sûr) qui craignent que les femmes, en politique, déplacent les repères établis, changent la norme (bien masculine), bousculent les certitudes et finalement déboulonnent la statue du patriarcat.


De cela, ils ne veulent pas.


Du changement que pourraient apporter les femmes, ils craignent pour leur place. Pour que ce monde change, afin que l’Egalité femme - homme règne, les femmes doivent réclamer leurs Droits et entre autres choses celui d’être respectées. Réclamer dans ce cas, des excuses pour Solène Clech… et pour toutes les femmes qui à travers elle se sont senties insultées dans cette histoire, ainsi qu’exiger des élus que ce type de comportement cesse  !


Visiblement, pour le maire de Saint Florentin, une femme est hy
Par Christine Burtin Lauthe
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Dimanche 28 septembre 2008

Tout d’abord, BRAVO ! à ceux et celles de gauche qui l’ont emporté sur ceux et celles de droite grâce à l’avancée de la gauche dans les communes, départements, régions en 2008. Vingt sièges en plus pour le PS alors qu’il en espérait tout au plus une dizaine, c’est bon à prendre. D’autant que parmi ceux-là, deux sont des élus bourguignons (F. Patriat, président du Conseil régional et F. Rebsamen, maire de Dijon). Encore BRAVO ! Et pourtant, ce vote laisse un goût amer aux démocrates, aux défenseurs de l’égalité et aux féministes, dont je fais partie. Encore une fois, les intérêts personnels et les stratégies de politique machiste ont pris le pas sur les beaux discours et les belles résolutions. Car, comme le souligne Marie-Jo ZIMMERMANN, rapporteure générale de l'Observatoire de la Parité, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes de l'Assemblée nationale « Neuf ans après la réforme constitutionnelle, inscrivant l'objectif d'un égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions électives, force est de constater que dès que la loi ne les contraint pas directement, les partis politiques continuent à adopter des stratégies discriminantes » Les chiffres sont là : avec les 18 sénatrices élues dimanche 21 septembre 2008, le nombre de femmes s'élève désormais à 75 sur 343, soit 21,8 %. Elles étaient 60 sur 330 précédemment, c'est-à-dire 18,2 % (l'Assemblée nationale compte 107 femmes sur 577 après les élections législatives de juin 2007, soit 18,5 %). Et les journaux d’oser affirmer que le Sénat est maintenant rajeuni (le plus jeune est un élu indépendantiste de Polynésie âgé de 34 ans – le doyen élu UMP de l’Essonne âgé de 83 ans) et féminisé. Que diront-ils quand elles seront 50% ou plus ?! FEMINISE ! Cette société se contente de peu ; les femmes se contentent de peu. Toujours les miettes ou les secteurs dont les hommes ne veulent pas et ceci quel que soit le Parti. Bien que ! Marie-Jo ZIMMERMANN précise que « La progression du nombre d'élus à gauche bénéficie, toute proportion gardée, aux femmes : parmi les nouveaux élus on compte 13 élues sur 61 à gauche (soit 21,3%) contre 5 sur 47 à droite (soit 10,6%). Le groupe Communiste Républicain et Citoyen sert seul de modèle en devenant le premier à atteindre la parité, avec 12 femmes et 11 hommes »

La gauche serait-elle plus féministe que la droite ? Ou serait-elle moins machiste ? La droite a-t-elle plus de mal à recruter des femmes ou considère-t-elle que ce n’est pas leur place ? Lorsqu’on étudie le mode de scrutin de ces sénatoriales, on constate que 11 femmes ont été élues en figurant sur des listes, dans les départements élisant 4 sénateurs et plus et 7 seulement y ont accédé par le scrutin majoritaire. Conclusion : les femmes existent, elles s’engagent ; encore faut-il qu’elles soient en position éligible. Les sanctions financières (on l’a vu lors des élections législatives – voir sur ce blog) ne sont pas assez contraignantes et ne dissuadent pas les Partis de jouer au jeu de la discrimination.

Alors ? Une révélation, genre « la Femme est l’Avenir de l’Homme » ! Une volonté politique, à la tête de l’Etat qui se traduise par des faits concrets et non plus des effets d’annonce ! Marie-Jo ZIMMERMANN conclue, dans son communiqué de presse, que « Considérant le comportement récalcitrant des partis politiques à contribuer à la mise en oeuvre du principe paritaire, tel que la constitution les y engage, l'Observatoire de la parité renouvelle donc avec conviction ses recommandations visant à renforcer les contraintes paritaires dans toutes les élections (sans oublier les intercommunalités), afin de permettre de passer d'une égalité de principe à une égalité dans les faits » Pour cela, elle recommande très concrètement « que soit rétabli le mode de scrutin de liste à la proportionnelle, avec obligation de parité, dans les départements élisant trois sénateurs. » Sans une volonté des femmes et des hommes de ce pays de faire que l’égalité femme – homme soit une réalité concrète et quotidienne et qu’elle arrête de se payer de mots, et que cette volonté soit inscrite dans tous leurs choix et dans toutes leurs orientations qu’ils prennent, il n’y aura pas d’avancée significative dans cette société. Une Assemblée d’élus comme le Sénat, composée majoritairement de hobereaux et de caciques du néandertalien, pourra encore longtemps se targuer de « féminisation de son hémicycle » alors qu’elle n’amorce tout juste qu’un rééquilibrage.

 

Par Christine Burtin Lauthe
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Lundi 21 avril 2008

L’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes a présenté le 16 avril les résultats des élections municipales et cantonales.

Et 9 ans après la réforme constitutionnelle, les partis politiques résistent encore à la parité !

91,5% d'hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus…

86,9% d'hommes conseillers généraux...

Grâce à la loi du 31 janvier 2007, imposant notamment l'élection d'autant d'adjointes que d'adjoints, les conseils municipaux constituent désormais l'avant-garde démocratique de la révolution paritaire, en fort contraste avec la lente féminisation des conseils généraux où seulement 13,1% de femmes ont été élues en 2008, contre 10,9% seulement en 2001. Pourtant, avec 83,5% d'hommes investis tête de liste aux élections municipales et 79,1% d'hommes candidats aux cantonales (pour autant de suppléantes), les partis politiques Français continuent à faire figure de mauvais élèves tant au niveau européen qu'au niveau international Les élections cantonales ne font que confirmer les craintes affichées

par l'Observatoire au moment des dernières modifications électorales. L'introduction d'un ticket mixte entre titulaires et suppléants a été l'occasion de cantonner les femmes au rôle de suppléante, quel que soit le parti. Il reste donc visiblement nécessaire de rappeler aux partis politiques que la modification du 23 juin 1999 de notre Constitution les rend directement responsables d'un nouveau principe républicain : le partage des responsabilités entre les femmes et les hommes dans l'ensemble des mandats et fonctions électives. Ainsi, force est de constater que quand la loi n'est pas directement contraignante, les stratégies électorales continuent à primer face au projet démocratique de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Marie-Jo Zimmermann, la rapporteure générale de l’Observatoire, a présenté les différents chiffres des résultats des élections en terme de parité. Elle a également fait le point sur les différentes recommandations que l’Observatoire adresse aux partis politiques et au Premier ministre. Aux partis politiques, l’Observatoire demande d’accompagner la parité grâce à de nouveaux statuts en respectant une parité tant qualitative que quantitative, au travers des responsabilités confiées aux femmes et aux hommes dans les partis et en incitant à un renouvellement paritaire des élu(e)s sortant(e)s lors des nouvelles investitures. L’Observatoire demande aussi aux partis de promouvoir à la charte européenne de l’égalité dans les collectivités locales auprès des élu(e)s. Au Premier ministre, l’Observatoire demande l’extension du principe paritaire par une limitation du cumul des mandats dans le temps et dans l’espace, et une extension des modes de désignation paritaire aux communautés d'agglomération. Enfin, il recommande de moderniser le statut de l'élu pour permettre une meilleure articulation entre vie personnelle, vie professionnelle et engagement politique et ceci, en favorisant un aménagement des conditions et du temps de travail professionnel notamment pour les adjoint(e)s, en revalorisant le montant des indemnités des élu(e)s dans les municipalités, et prenant en compte, dans le cadre de la formation continue, la validation des acquis de l’expérience des élu(e)s en fin de mandats.

 

http://www.observatoire-parite.gouv.fr/


Par Christine Burtin Lauthe
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Dimanche 30 mars 2008

 

Dans le cadre de la Consultation Égalité Jeunesse Bourgogne, j’aborde systématiquement avec les jeunes que je rencontre, les représentations sexuées qu’ils ont des métiers. À la question « Considères-tu qu’il y ait des métiers d’homme et des métiers de femme », pour les plus jeunes (15-16 ans) la réponse est presque systématiquement positive : maçon, bûcheron, pompier et esthéticienne, coiffeuse, assistante maternelle sont pour eux, dans l’ordre, des métiers d’homme et des métiers de femme. Dans le débat que je mène avec eux, je leur demande d’argumenter leur réponse. Les métiers de maçon, bûcheron, pompier sont décrits comme très physiques, éreintants, laborieux et donc difficilement envisageables pour une femme (qui, si elle l’exerçait serait alors vue comme une non-femme). Ceux d’esthéticienne, coiffeuse, assistante maternelle sont décrits comme très délicats, touchant à l’intimité de la femme, à la beauté, au soin des enfants et donc inenvisageables pour un homme (qui, s’il l’exerçait serait alors vu comme un non-homme). Les stéréotypes de l’homme, sexe fort et la femme, sexe faible sont encore très présents dans l’imaginaire des adolescents que je rencontre.

 

Une étude récente de l’IPSOS / DIF (19 décembre 2007) sur « Les parents face à la représentation sexuée des métiers » nous éclaire sur la perception qu’ont les parents d’enfants de 6 à 17 ans de la carrière en général et de son lien au genre de la personne en particulier. L’objet de cette étude consiste à « comprendre si les parents considèrent que certains critères dans le choix d’un métier sont plus importants à prendre en compte pour une fille que pour un garçon (et vice versa) et si certains secteurs d’activité pourvoyeurs d’emploi actuellement étaient davantage recommandés à l’un ou à l’autre (et vice versa) »

Ce qui ressort de cette enquête, faite auprès de 801 parents, m’intéresse en ce qu’il éclaire sur le point de vue de parents qui pourraient être ceux des jeunes que je rencontre durant la Consultation. Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

Le 1er enseignement, qui est jugé comme primordial dans le choix d’un métier, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, est celui de « l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée » que les pères et les mères mettent en avant. Critère mentionné par 81% des parents pour une fille et 83% pour un garçon. Que ce soit pour une fille ou pour un garçon, ces parents estiment qu’il est important de ne pas sacrifier sa vie personnelle à sa vie professionnelle et que l’épanouissement personnel passe par un bon équilibre entre les deux.

Remarque : Générations des années 70 et 80, ces adultes font le choix du « bien-être » pour eux et leurs enfants avant celui de la carrière et de la réussite professionnelle. C’est aussi ce que nous ressentons dans les débats que nous menons et qui vont dans le sens d’une moindre implication de certains jeunes vis-à-vis de leurs études et de leur avenir professionnel.

Le 2ème enseignement concerne la souplesse des horaires de travail. Citée dans 44% des cas pour une fille alors qu’il n’est mentionné que par 19% pour un garçon, les parents pensent, dans un cas sur deux, qu’il est important qu’une fille puisse aménager ses horaires de travail de façon à pouvoir s’occuper de son foyer et de ses enfants. Deuxième élément : lorsque 37% des pères pensent que la souplesse horaire est importante pour les filles (contre 19% pour les garçons), ce sont 49% des mères qui la mettent en avant (contre 19% pour les garçons)

Remarque : Serait-ce qu’au vue de leur expérience personnelle les mères, « pragmatiques et réalistes », souhaitent pour leurs filles des horaires aménageables afin de faire face aux « 3 heures quotidiennes de travaux domestiques » (source INSEE ; 1998/99) auxquelles elles sont soumises depuis des décennies ?

Le 3ème enseignement marque la séparation sexuée traditionnelle des métiers. Les réponses des parents sont différentes selon que la question porte sur une fille ou sur un garçon. À la question « Ces secteurs recrutent. En tant que parents, quels sont ceux que vous recommanderiez à une fille ou à un garçon ? » la réponse est sensiblement différente entre les hommes et les femmes quant à leurs choix pour les filles. Alors que pour tous les autres secteurs les réponses sont très proches (2 à 4 points de différence entre F et H), en ce qui concerne « les services et soins à la personne (F : 62%, H : 52%) et « Audit-Banque-Assurance (F : 56%, H : 45%) la différence est de 9 à 10 points. « Sur ce sujet encore, les mères se distinguent des pères par une propension un peu plus importante à considérer que le secteur des soins et des services est particulièrement bien adaptée à une fille (62% des mères qui le placent en 1ère position pour une fille ; 52% des pères qui le placent en 3ème position) »

Les secteurs de l’Hôtellerie-Restauration et du Bâtiment sont les deux secteurs qui recrutent et qu’hommes et femmes ne recommanderaient ni à leur garçon ni à leur fille. Du fait de la pénibilité des emplois proposés ces secteurs ne sont nommés qu’en 6ème et 7ème position sur 10. Les secteurs des services et plus particulièrement de ceux à la personne restent associés pour les parents (F et H) à des « métiers de fille », tandis que ceux du bâtiment, de l’industrie et de l’énergie sont plus fréquemment perçus comme des « secteurs d’hommes »

Remarque : nous retrouvons ici les réponses que nous donnent les jeunes que nous rencontrons durant la Consultation, réponses que nous pouvons croiser avec celles données par les parents de l’enquête IPSOS. Grâce à cela, nous mesurons que les stéréotypes ont la vie dure et que, malgré les Campagnes de communication faites par les Ministères concernés, les Forums des métiers proposés conjointement par l’Education nationale et les Délégations aux Droits des femmes et à l’Egalité, il reste beaucoup des défis à relever dans ces domaines. Ce sont de ces défis que la Consultation Égalité Jeunesse Bourgogne veut mettre en évidence dans sa 2ème année (2008/2009) avec Carrefour des Mondes et ses partenaires afin d’y apporter des pistes de solutions.



Par Christine Burtin Lauthe
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Lundi 24 mars 2008


Lu dans la presse :

« La ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales a présenté (ce jour) en Conseil des ministres une communication sur les résultats des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars derniers. Après avoir commenté les grandes lignes de ces deux scrutins, la ministre de l’Intérieur a indiqué que la parité hommes-femmes progressait favorablement puisque, « pour les élections cantonales, 86 femmes sont élues au premier tour de scrutin et 178 au second tour, soit un total de 264 femmes (13,07 %) sur les 2 020 cantons renouvelables contre 211 dans la série sortante, soit une progression de 25 % » et que « pour les élections municipales, dans les communes de 3 500 habitants et plus, 42 650 femmes ont été élues sur les 87 873 postes à pourvoir, soit une quasi-parité avec 48,5 % des sièges ».

 

Reprenant la question de départ : la parité a-t-elle progressé avec ces élections ? je répondrai que NON ! L’Yonne, en est le bel exemple.

Alors que cette année, grande nouveauté, chaque candidat-e devait avoir un-e suppléant à parité, les candidats de l’UAY/UMP de l’Yonne (des hommes, en très grande majorité) dont les supports de communication étaient les mêmes pour tous, avaient réservé une place ridicule à leur suppléante : un petit coin à gauche de l’affiche et sans photo. Quelle belle image de la place de la femme dans la société et dans la politique, nous avons là ! Quel beau message envoyé aux femmes qui voudraient s’engager en politique : vous êtes là parce que c’est la Loi mais n’en demandez pas trop !

Le Parti socialiste de l’Yonne présentait un tiers de candidates. L’une des 3 (dont je faisais partie) l’a emporté : Mireille Le Corre à Auxerre. Dans ce dernier scrutin, de 4 femmes élues, le Conseil général est passé à… 4 femmes élues ! Une femme est sortie une autre est rentrée.

La parité au Conseil général de l’Yonne et en politique en général (sur 38 membres, en comptant le Premier ministre François Fillon, le nouveau gouvernement Sarkozy compte 13 femmes : 30%) est la solution du renouvellement, du changement et du dynamisme dont notre département a besoin. Les femmes sont capables de s’investir, de s’engager, de se mêler de politique. Encore faut-il leur laisser de la place.

Chaque Parti doit dès maintenant rechercher les femmes qu’il accompagnera et préparera puis présentera aux élections cantonales partielles de 2010. Ces femmes existent ! Il faut juste que les hommes se tassent un peu sur les côtés et acceptent d’abandonner leur pouvoir pour les laisser passer en première ligne.

C’est ce à quoi je vais m’employer avec la Fédération du Parti socialiste, la section du Parti socialiste de Tonnerre et les Partis de gauche du Tonnerrois et, en 2010, un maximum de femmes seront candidates dans la majorité des cantons renouvelables de l’Yonne.

 


Par Christine Burtin Lauthe
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Dimanche 23 mars 2008
Bonjour à tous!

Un petit mot rapiode pour vous dire que mardi matin, je parlerai du plan "Egalité Jeunesse Bourgogne" sur les ondes de France-Bleue Bourgogne.

Ce projet que je mène avec différent acteurs de l'Yonne et d'ailleurs à pour but l'étude de la vision qu'ont nos jeunes (collèges et lycées) de l'égalité entre homme et femmes.

Je vous invite donc à écouter mon intervention mardi matin, et dès à présent à me poser les questions qui vous viennent sur le sujet...

A bientôt,
CBL.
Par Christine Burtin Lauthe
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Samedi 8 décembre 2007
Voici le courrier que j'ai envoyé à l'Yonne Républicaine en réaction à un article paru dans son édition du 7 décembre dans laquelle  le journaliste saluait le "courage" des joueuses de rugby de Migennes qui, pour financer leur Club, posaient "en petite tenue" dans leur calendrier 2008.
J'attends vos réactions!


Comment se fait-il que des jeunes femmes sportives et sûrement bien dans leur peau, volontaires et très certainement équilibrées (il le faut pour faire du rugby) imaginent que, pour financer leur Club, il leur faille se mettre à nu et s’exposer sur un calendrier dans des poses quand bien même très « soft » mais en rien en rapport avec leurs activités sportives ? (voir Y.R du 07/12 « Les Locos enlèvent le haut »)
Vous me direz que, pompiers, footballeurs, rugbymen et autres prototypes de la gente masculine l’ont déjà fait sans que ça choque. Pas sûr ! Je rapprocherai cette initiative de celle des organisateurs de la coupe du monde de hand-ball féminin qui, pour attirer les spectateurs et téléspectateurs, et donc les parts de marché, ont cru bon de mélanger sport et sexualisation, en faisant une affiche sur laquelle un pied de femme en talon aiguille rose côtoie un pied en chaussette et basket.
Y’a rien là, me direz-vous peut être. Un simple rappel que ce sont des femmes ? Une simple évidence que sport et féminité vont ensemble ? Ou une redondance qui voudrait que pour bien vendre (un calendrier, un yaourt, une voiture, un voyage…) le corps et l’image de la femme doivent toujours apparaître, et le plus dénudé possible ? Quel message ces sportives et sportifs veulent-elles (ils) envoyer aux enfants qui s’engagent dans le sport, et à leurs parents ? Toute association sportive doit-elle en passer par là pour se financer ? Utiliser son corps nu pour vendre un produit est-il signe de libération, d’une attitude « cool » ?
Les jeunes garçons et filles que je rencontre dans le cadre de mon travail s’insurgent contre cette banalisation de l’utilisation que font les médias du corps et plus particulièrement de celui des femmes. Ils mesurent bien les effets que ces images sexuées ont sur leurs comportements et sur leurs relations. Ils disent aspirer à autre chose et revendiquent l’Egalité. Comme eux, j’aspire à une Egalité qui n’abaisse pas mais élève ; qui ne contraint pas mais libère ; qui ne réduise pas l’homme ou la femme à son corps et au potentiel de celui-ci de faire vendre en se mettant à nu.
Pour le calendrier 2009, mesdames les joueuses de rugby de Migennes qui, j’en suis persuadée, aspirez vous aussi à l’Egalité, pouvez-vous nous proposer des photos de matchs, de mêlées, d’entraînements… et de plaisir de faire ce sport que vous aimez tant ? Je suis sûre que les petites filles seront fières de vous afficher dans leur chambre et moi de vous afficher dans mon bureau.


Par Christine Burtin Lauthe
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Mardi 20 novembre 2007

Colloque européen sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Aujourd’hui, force est de constater que malgré les efforts législatifs aussi bien européens que nationaux, les inégalités entre les femmes et les hommes persistent.

Au-delà de l’égalité de droit qui semble acquise, l’égalité de fait, elle, reste à conquérir. Elle nécessite des changements de culture et de mentalités.

Jeudi 13 décembre 2007 à 9 h

de Région - Salle des séances

Hôtel de Région ; 17, bd de la Trémouille – 21000 Dijon -

Programme

 

Animation du colloque : Virginie Lebrun, journaliste de France Info

h

Accueil des participants

9 h 30

Ouverture

par Françoise Verjux-Pelletier, conseillère régionale de Bourgogne, présidente de la commission emploi, développement économique, économie sociale, solidarité et insertion et Joachim Mertes, président du Landtag de Rhénanie-Palatinat

10 h - 12 h

Table ronde : L’égalité entre les femmes et les hommes en Europe et en France

Exemples de politiques publiques en France, en Allemagne et en République Tchèque

Catherine Laret-Bedel, cheffe du bureau Egalité professionnelle, service des droits des femmes et de l’égalité, ministère du Travail, des relations sociales et de la solidarité

Daniela Franke, directrice générale adjointe, Landtag de Rhénanie-Palatinat

Alena Kralikova, development manager, Slovak-Czech Women’s Fund

Echanges avec la salle

12 h

Présentation de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale

par François Zaragoza, directeur général de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE)

12 h 15

Signature de la Charte européenne

par François Patriat, président du conseil régional de Bourgogne

12 h 30

La Politique de l’Union européenne en faveur de l’égalité homme-femme

Vladimír pidla, commissaire européen en charge de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances

13 h 15 - 14 h 30

Cocktail déjeunatoire

14 h 30 - 16 h 30

Construire l’égalité en Bourgogne

Atelier 1

De la formation à l’emploi : parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes

Pourquoi l’élévation des niveaux de diplôme ne s’est-elle pas accompagnée d’une diversi.cation des métiers exercés par les femmes ? Comment la formation initiale in.uence-t-elle l’insertion professionnelle des jeunes ? Quelle est la place des femmes dans le monde du travail ? Les femmes ont-elles intérêt à élargir leurs choix professionnels ?

Animation : Anne Thierry, adjointe à la déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Bourgogne

Intervenants : Christine Guégnard, ingénieure d’études Céreq-Iredu/CNRS, Université de Bourgogne

Frédéric Perrier-Cornet, responsable du service études, prospective, évaluation et statistiques (SEPES) à la direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DRTEFP)

Témoignages d’expériences locales :

« Carrefour des carrières au féminin » (FETE), ouvrir les horizons professionnels des jeunes .lles en cours d’orientation et des femmes en projet de reconversion par une présentation des métiers auxquels elles ne pensent pas spontanément. Frédéric Eymond, directeur du CIO de Chalon-sur-Saône

« Bâtir au féminin », changer les représentations des métiers du bâtiment et la place des femmes dans ce secteur. Sandrine Desertot, Fédération française du bâtiment de Bourgogne

Rapporteure : Annick Wambst, chargée d’études au CESR

Atelier 2

Changer les mentalités et les pratiques !

Quelle est la construction sociale des stéréotypes de sexe dès le plus jeune âge : la notion de genre ? Comment une répartition inégalitaire des tâches domestiques in.ue sur la situation des femmes sur le marché du travail ? Quels sont les enjeux de l’articulation entre vie professionnelle et vie familiale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes ?

Animation : Bernard Poisson et Emmanuelle Estival, FETE (Féminin Technique), SCIC

Intervenants : Catherine Hugonet, déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité en Bourgogne et Gilles Verdure, association La boucle

Témoignages d’expériences locales :

« A quoi joues-tu ? », valise pédagogique en direction des professionnels de la petite enfance, par les CEMEA de Bourgogne, Jacqueline et Serge Bacherot

Mise en place d’une « crèche inter-entreprise » à Dijon, par Laurence Bodula, responsable régionale Rhône-Alpes/Bourgogne de la SARL Crèche Attitude

Rapporteur : Jean-François Michon, membre du CESR

16 h 30

Pause

16 h 45 - 17 h 15

Synthèse des travaux par chaque rapporteur

Echanges avec la salle

17 h 15

Présentation et signature de la Charte régionale égalité et mixité professionnelles

par Michèle Tournier, FETE (Féminin Technique), SCIC

Signature de la Charte par Françoise Verjux-Pelletier

17 h 30

Conclusion de la journée et propositions d’actions pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes en Bourgogne

par Françoise Verjux-Pelletier

18 h

Visite de l’exposition « Grandes résistantes contemporaines »

Galerie François Mitterrand

en présence du photographe Pierre-Yves Ginet

Par Christine Burtin Lauthe
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