Retraités

Mercredi 7 novembre 2007
semaine.jpg     A l’occasion de la Semaine Bleue qui s’est déroulée du 15 au 21 octobre, nos journaux se sont faits l’écho de différentes actions et activités menées par nos Aînés ainsi que de quelques informations chiffrées les concernant sur le plan national et régional.

    L’INSEE considère que l’on devient senior à 60 ans. Mais certains voudraient que cette appellation s’utilise dés 50 ans estimant que c’est à cette période de la vie que les « changements » s’opèrent. Dans mon dictionnaire, Senior est un mot latin qui veut dire « plus âgé » Si on parle d’une femme alors, dira-t-on, SeniorE ?  Dans le sport on passe du junior au senior pour devenir vétéran ! Dans ce cas, la catégorie senior est celle de la majorité. Alors, j’en fais partie comme aujourd’hui, en France, 21 millions de seniorEs de plus de 50 ans. En 2020, nous serons 25 millions (40% de la population) et 30 millions en 2050. Les démographes et sociologues le disent depuis longtemps : la population des seniorEs représentera près de 50% de la population en 2050. 2020 c’est demain ! 

    Dans l’Yonne, les 60 ans et plus représentent aujourd’hui un peu plus de 24% de la population soit près d’1 icaunais sur 4. Les seniorEs sont, dans l’Yonne, nettement plus nombreux que la moyenne nationale qui est d’environ 17%. Si un autre 24% est représenté par les – de 20 ans, je peux en déduire très facilement que :
 - seulement 2 personnes sur 4, dans l’Yonne, sont en âge d’être dans la vie active (emploi, chômage, RMI, formation …)
 - les efforts de développement et de solidarité doivent être concentrés vers ces 2 catégories de la population (les plus jeunes et les plus vieux),
 - notre département doit s’ouvrir à l’extérieur et attirer ou retenir des populations jeunes et actives qui trouveront de l’emploi, du logement, des services de santé et services publiques pour y élever leurs familles.
 - Un programme de recrutement, de formation d’aides à domicile et de développement de services doit être démultiplié et amplifié pour rejoindre au plus près ceux et celles qui, dans les 10, 20, 30 ans, vont être de plus en plus nombreux à vouloir en bénéficier.
   
    Je connais « un peu » ce secteur de l’aide à domicile pour avoir une maman qui, dans sa cinquantaine, occupait cet emploi, pour l’avoir remplacé un été et surtout avoir été créatrice et directrice d’un organisme de formation d’emplois à domicile en région parisienne. Si chacun dans ce secteur s’accorde à dire que les besoins existent (population vieillissante qui reste de plus en plus longtemps à son domicile) force est de constater que les moyens manquent ou sont aléatoires.
    Recruter, former et suivre dans l’emploi des personnes avec souvent de petits niveaux de qualification, qui vont aller au domicile des seniorEs, cela demande du personnel d’encadrement, des structures, du temps et des moyens.
    Innover, proposer, développer des services adaptés accessibles à tous cela suppose d’investir sur le long terme et d’y mettre les moyens.
    Créer des établissements sous forme de petites unités, comme le font les danois que j’ai visité, plus humains, moins coûteux, plus adaptés aux besoins du 21ème siècle et à nos nouveaux styles de vie, c’est tenir compte des réalités et anticiper sur l’avenir.

    Je me propose de travailler à cette réalité d’aujourd’hui et de demain.
Par Christine Burtin Lauthe
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Mercredi 7 novembre 2007
    Aujourd’hui, 6 novembre 2007, l’Yonne Républicaine titre en page 2 « Projet 2008 de loi de financement de la Sécurité sociale : 45 000 emplois aidés en moins » Rien que ça !

    Conséquences concrètes dans notre département : la Maison départementale de retraite située route de Toucy à Auxerre a appris la semaine dernière que les 2 contrats d’emploi aidé qui s’achevaient mi-novembre ne seront pas renouvelés, aux dires de son directeur. Et pourquoi ? Réponse de l’ANPE, du Conseil général et de l’État : il n’y a plus de crédits ! Que vont devenir les 13 personnes en contrat aidé de l’établissement en 2008 ? On n’en sait rien. Ces personnes qui, après de nombreux efforts de la part du personnel d’encadrement et de leur part, apportaient « une aide aux personnes âgées dans leur quotidien, un peu d’humanité, de  tendresse » et, comme le fait remarquer une jeune femme en contrat aidé « je fais exactement le même travail que mes collègues, mais moi, je gagne seulement 780 euros par mois » sont pour les établissements, toujours selon le directeur « un véritable bol d’oxygène, une bouée de sauvetage »  La réalité en direct. Contrats aidés, mesures placebo, subventions annuelles…alors que nous sommes face à un domaine où, comme je le disais précédemment, le temps, la constance et les moyens pérennes sont vitaux.
Par Christine Burtin Lauthe
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